Outre mer

France océanique : la CPME plaide pour un cadre stable et une économie relocalisée

Auditionné par la délégation sénatoriale aux outre-mer sur les filières d'avenir, Dominique Vienne, vice-président de la CPME en charge des outre-mer, a formulé des propositions concrètes.

Visibilité, lisibilité, stabilité : le triptyque des entrepreneurs ultramarins

Dominique Vienne a placé au cœur de son propos ces trois exigences fondamentales pour ceux qui entreprennent outre-mer. Si l'incertitude climatique est inhérente à ces territoires, l'instabilité fiscale et normative pèse lourdement sur des chefs d'entreprise.  

Demande institutionnelle : pour une loi d'orientation et une loi de programmation

Une loi d'orientation doit réaffirmer l'ambition nationale pour la France océanique. Rappelons que la loi d’orientation pour l’outre-mer (LOOM) en 2000 faisait du développement économique ultramarin une priorité nationale. Une loi de programmation sur 10 à 15 ans doit ensuite fixer les moyens, tant que le différentiel de taux d'emploi avec l'Hexagone dépasse 30 %.  

Outil stratégique : une matrice à 4 axes pour prioriser les filières

Pour chaque territoire et chaque filière envisagée, Dominique Vienne propose une grille d'analyse structurée, à appliquer avant toute décision de soutien public.

  • Potentiel stratégique : création de valeur, export, contribution à la souveraineté nationale
  • Compatibilité territoriale : disponibilité foncière, contraintes logistiques, compétences locales
  • Faisabilité opérationnelle : finançabilité par l'État, impact budgétaire
  • Alignement avec les politiques publiques : SRDEII, SRADDET  

L’art de l’exécution, enjeu central

Dominique Vienne a conclu en pointant le fossé persistant entre les ambitions affichées et la mise en œuvre concrète. Il plaide pour des conventionnements opérationnels entre acteurs publics et privés, créant un véritable parcours de l'entrepreneuriat — de l'idée à l'insertion régionale — plutôt qu'une somme de guichets sans coordination.