Tourisme : la CPME appelle à changer d’échelle à horizon 2035
Jeudi 26 mars, la CPME a organisé la conférence de presse « Osons la croissance touristique » pour poser un cap clair : faire du tourisme un axe stratégique majeur pour l’économie française.
En présence de journalistes de la presse généraliste (L'Opinion, Ouest France) et spécialisée tourisme, cette conférence inédite a réuni autour de la CPME, les acteurs du tourisme : la Confédération des Acteurs du Tourisme, Atout France et l'UMIH, notemment.
Portée par Amir Reza-Tofighi et Nicolas Dayot, membre du comité exécutif CPME en charge du tourisme, cette prise de position intervient dans un contexte économique particulièrement tendu pour l’ensemble de la filière.
Un secteur fragilisé par le choc de la guerre au Moyen-Orient
Le tourisme subit de plein fouet les effets de cette crise, qui génère une hausse des coûts de l'énergie. La CPME a sonné l'alerte, chiffres à l'appui :
- 30 % du prix de revient des transporteurs routiers, c'est le carburant, ce qui en mène certains au bord de la faillite
- une chute d’activité de 30% pouvant atteindre 90 % pour les agences de voyage sur les destinations Moyen-Orient
- des tensions persistantes dans le transport aérien
Face à ces difficultés, la CPME est pleinement mobilisée, en lien quotidien avec le ministère de l’Économie, pour obtenir des aides ciblées adaptées aux réalités du terrai et non pas des aides massives, que nous n'avons pas les moyens de financer.
Parce que 70% des emplois du serteur du tourisme sont générés par les TPE-PME, la CPME porte ce sujet avec ambition.
Parce que c'est un fer de lance du PIB national, elle propose une stratégie pour changer d'échelle avec un objectif : le porter à 10% de notre PIB à horizon 2035.
Une puissance touristique encore sous-exploitée
La France dispose d’atouts incontestables :
- Première destination touristique mondiale
- une diversité de territoires et une richesse culturelle uniques
Pourtant, cette position masque une faiblesse structurelle : la France n’est que le 4ème pays en termes de valeur générée
Les causes ? Notre compétitivité s'érode avec la concurrence internationale accrue, notamment avec la Grèce, l’Égypte ou le Canada, mai aussi l'empilement normatif et la pression fiscale trop forte .
Faire du tourisme un levier stratégique
Forte de 26 fédérations professionnelles liées au tourisme, la CPME porte cette ambition.
L’objectif est clair : faire du tourisme un véritable levier de croissance et d’emploi durable.
Pour y parvenir Amir Reza-Tofighi a annoncé une stratégie reposant sur 5 piliers :
- refonder la gouvernance en associant davantage les acteurs économiques
- accompagner les transformations écologique et numérique du secteur
- redonner de l'oxygène aux entreprises en allégeant la pression fiscale et les contraintes administratives
- renforcer l’attractivité des métiers du tourisme, en investissant
- déployer des Assises nationales du tourisme à horizon 2027, la dernière édition remonte à 2014.
Cap 2035 : changer d’échelle
Au cœur de cette stratégie, un objectif structurant : atteindre 10 % du PIB à horizon 2035
Ce cap marque une volonté forte : changer d’échelle et inscrire durablement le tourisme parmi les priorités économiques nationales.
Il s’agit de passer d’une logique de volume à une logique de valeur, en capitalisant sur les atouts français tout en renforçant la compétitivité du secteur. La France dispose déjà d’une base solide et d’un tissu d’entreprises engagé.









