Outre-mer : vers la création d’observatoires des fragilités économiques
La récente Charte de confiance pour renforcer l’anticipation et la prévention des difficultés des entreprises, lancée par l’Etat et signée par la CPME, pose un principe fort : agir le plus en amont possible pour éviter les défaillances. La création d’observatoires ultramarins constituerait une déclinaison territoriale concrète de cette ambition nationale. Là où la Charte fixe un cap, l’observatoire fournit les instruments de pilotage.
Les économies ultramarines sont exposées à des vulnérabilités spécifiques : insularité, dépendance aux importations, surcoûts logistiques et énergétiques, exposition accrue aux risques climatiques ou aux tensions sociales.
Dans ce contexte, la CPME appelle à la création d’un observatoire des fragilités économiques dans chaque territoire ultramarin. Ce dispositif de veille et d’alerte permettrait de :
• Identifier les signaux faibles (tensions de trésorerie, retards de paiement, baisse d’activité sectorielle)
• Suivre l’évolution des défaillances et des procédures amiables
• Mesurer l’impact local des crises nationales ou internationales
L’enjeu est clair : anticiper avant que les difficultés ne deviennent irréversibles.
Une réponse adaptée aux réalités de chaque territoire
Les Outre-mer ne forment pas un bloc homogène. La situation de La Réunion diffère de celle de la Guyane, de la Martinique, de Mayotte ou encore des collectivités du Pacifique.
Un observatoire territorialisé permettrait de :
• Produire des données fines et localisées
• Suivre les secteurs stratégiques propres à chaque territoire
• Structurer un dialogue et une coopération entre pouvoirs publics et représentants des entreprises
• Adapter les dispositifs d’accompagnement aux réalités locales











