Priorités européennes : La CPME reçue à l'Elysée
Deux jours avant la réunion des dirigeants européens autour d'Ursula von der Leyen prévue le 12 février, la CPME a été invitée par la Présidence de la République pour échanger sur les priorités européennes portées par la France.
Les quatre enjeux défendus par Emmanuel Macron
En matière de sécurité et de défense, le programme SAFE bénéficiera d'une enveloppe de 150 milliards d'euros, dont 15 milliards réorientés vers la France pour consolider la base industrielle et technologique de défense européenne.
Sur le volet compétitivité, trois leviers sont privilégiés : une accélération de la simplification administrative dans les 12 prochains mois avec des avancées sur le 28ème régime ; une diversification des débouchés commerciaux par la multiplication d'accords de type "Inde" (79 accords signés à ce jour, dont 10 portant sur les matières premières critiques) ; et l'instauration d'une préférence européenne pour protéger les entreprises.
L'Union des marchés de capitaux doit également être renforcée pour stimuler les investissements dans l'innovation, notamment dans les secteurs de l'énergie et du quantique.
Enfin, la démocratie et les valeurs constituent le quatrième pilier de cette stratégie.
La position de la CPME
Arnaud Haefelin, vice-président chargé des affaires européennes, a exprimé l'adhésion de la CPME à ces priorités tout en insistant sur plusieurs points cruciaux pour les PME.
La diversification commerciale apparaît essentielle dans le contexte géopolitique actuel pour ouvrir aux entreprises de nouveaux marchés exempts de droits de douane et de barrières non-tarifaires.
La simplification administrative constitue une urgence face à l'accumulation réglementaire qui pèse sur les PME depuis des années. La CPME plaide pour des avancées concrètes sur un modèle juridique européen harmonisé de type SAS (le fameux "28ème régime") et appelle à l'instauration d'un véritable Test PME en amont de toute nouvelle réglementation.
Concernant l'investissement dans l'innovation, la CPME insiste sur la nécessité d'un fléchage spécifique vers les PME dans le futur Cadre financier pluriannuel.
Enfin, sur la préférence européenne, la CPME se réjouit que ce sujet ne soit plus tabou mais restera vigilante quant à sa définition et son champ d'application pour garantir un réel gain de compétitivité aux PME.










