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COP 26 : point sur les négociations

La COP 26, se déroule à Glasgow en Écosse, jusqu’au 12 novembre. Les représentants de chaque pays y discutent de la feuille de route établie lors de la COP21 il y a six ans, en vue de la baisse des émissions de gaz à effet de serre et pour favoriser la solidarité internationale en matière de transition écologique. 

Ces nouvelles négociations sont également l’occasion de sonder les différentes parties prenantes dans un contexte post Covid-19. 

En ouverture de la COP, Emmanuel Macron a appelé à l’ambition et à la solidarité, pressant les pays « plus gros émetteurs » en retard sur leurs engagements à rehausser leurs objectifs.

La première partie de la COP était essentiellement dédiée aux négociations en matière d’énergie :

  • Le 3 novembre, une coalition de 190 pays et organisations s'est engagée à sortir progressivement de l'énergie au charbon. Les pays signataires de la déclaration prévoient en effet de supprimer progressivement le charbon de leur mix énergétique à partir de 2030, pour les économies développées, et à partir de 2040, pour les pays en développement. De plus, au moins 25 pays et institutions financières publiques, dont le Canada et les Etats-Unis, se sont engagés à cesser, d'ici à la fin de 2022, le financement public, à l'étranger, de projets de charbon mais aussi de pétrole et de gaz. 
  • Un "pacte global pour le méthane" a été signé pas par près de 90 pays. C'est la première fois qu'un texte sur le sujet est ratifié. Il prévoit une réduction des émissions mondiales de méthane d'au moins 30% d'ici à 2030 par rapport aux niveaux de 2020. 
  • Cette semaine est consacrée aux solutions pratiques pour s'adapter aux impacts climatiques et faire face aux pertes et dommages environnementaux. La progression de l'égalité femmes-hommes, la pleine participation des femmes à l'action climatique ainsi que les solutions de la science et de l’innovation pour palier le réchauffement climatique font partie des sujets abordés.